Zuiden Van Der, Emilio/Le Naour Jean-Yves, Bamboo (Grand Angle), 2026, 72 p.
Interview de Jean-Yves Le Naour par Presse Agence Marseille en mai 2026 : « La sorcière qui a changé…,
« C’est très drôle », Le masque et la plume, France inter, 10 mai 2026.
« Plus punk qu’un livre d’histoire », Bonjour, TF1, 12 mai 2026.
« Un album caustique et jubilatoire », L’Art de raconter le monde, RFI, 7 juin 2026.
En 79, l’Angleterre était punk, la Première ministre encore pire...
Angleterre, années 1970. Alors que le pays s’enlise dans la crise, une femme discrète s’impose contre tous : Margaret Thatcher. Fille d’épicier devenue cheffe du parti conservateur, elle accède au pouvoir en 1979 et engage une rupture radicale. Privatisations, affrontements avec les syndicats, guerre des Malouines, détestation de l’Europe qualifiée de « pays de cinglés », lune de miel avec Reagan… Un grand sabbat néolibéral commence ! Experte en communication, la « Dame de fer » fait marcher au pas ses collaborateurs et au bazooka ses adversaires. Détestée autant qu’admirée,Thatcher va bouleverser les codes du pouvoir et transformer durablement la société britannique, pour le meilleur et pour le pire…
Punk, rock, SKA : plongez dans l'ambiance musicale engagée de l'album.


Durant la Première Guerre mondiale, Louis et Antoinette habitent Vignacourt, un village situé à trente kilomètres de la zone des combats. Alors qu'en 1915, les Alliés, sous commandement britannique, préparent une grande offensive contre l'armée allemande, il devient une importante base logistique avec une gare, un aérodrome, un hôpital, une zone de repli et un important camp de repos pour les soldats engagés dans le conflit. On y panse ses blessures, on s'y retape, on s'y détend avant de repartir combattre dans ce qui va être l'effroyable Bataille de la Somme avec plus de 443.000 morts. En s'appuyant sur les photos d'Antoinette et Louis, ce film plonge dans le quotidien de ce petit bourg bien décidé de continuer à vivre, malgré un avenir incertain et l'horreur de ce qui se joue dans les tranchées, à une journée de marche de là.

"Je sais bien qu’on vous encourage aujourd’hui à voter la mort. L’opinion, les médias, la foule amassée devant ce tribunal qui vocifère, vous encourage, mais vous savez bien qu’un jour la peine de mort sera abolie. […] Alors le temps passera. C’en sera fini du tumulte, des encouragements, et vous demeurerez seuls avec votre jugement. Vous resterez seuls avec votre jugement. Et vos enfants, vos petits-enfants sauront un jour que vous avez décidé la mort d’un homme…"
“ Joue-t-il à l’idiot ou est-il réellement bête ? Mystère ! ”
On le croyait mort et enterré. Il est vrai que ce cadavre était tellement encombrant qu'il aura fallu l'enterrer deux fois, en 1951 et en 1973, ce qui n'est pas commun. Nous pensions qu'il avait cessé de préoccuper les Français et d'incarner leur mauvaise conscience depuis le discours du Vel d'hiv de Jacques Chirac, le 16 juillet 1995. Nous nous trompions. Ce jour-là, à l'endroit où s'élevait autrefois le Vélodrome d'hiver où furent entassés les 13 000 Juifs, hommes, femmes et enfants, raflés les 16 et 17 juillet 1942, le président nouvellement élu brisait le mythe gaullien de « la vraie France, de la seule France » entièrement unie derrière la Résistance, et reconnaissait la responsabilité du pays dans l'entreprise de mort nazie et collaborationniste. Jean-Yves Le Naour retrace le parcours du chevalier noir de l'histoire de France du XXe siècle à l'aune des mythes qui l'ont construit et qu'il a construits, avant la Seconde Guerre mondiale comme après. Il propose non pas une biographie classique de la naissance à la mort, mais un essai sur le « siècle de Pétain », de Verdun à Zemmour, c'est-à-dire sur la mythologie d'un héros déchu puis d'un spectre qui n'en finit pas de nous hanter.
L’histoire d’une ville fière et courageuse qui a payé le prix fort de son insurrection.


















